Les particularités de l’audit scientifique russe


audit russe« La carte de la science russe » – tel est le nom préliminaire du projet qui sera réalisé par la décision du Ministère de l’éducation nationale et de la science vers le mois d’avril 2013. Il y aura un site spécial qui pourra être consulté pour s’informer de l’activité des chercheurs. Cette base de données électronique permettre de mettre au point le mécanisme de soutient ponctuel des recherches prometteuses.

Le but du projet consiste à dresser la liste des unités de recherche qui répondent aux plus hauts critères internationaux au départ des publications et du taux de références. Les scientifiques eux-mêmes estiment que cette innovation ministérielle a bien des aspects positifs. En effet, il faut bien comprendre aujourd’hui dans quels domaines de recherche nous avons le potentiel de compétitivité internationale et mettre en évidence les meilleures équipes et écoles, relève Denis Konantchouk, directeur du Centre de projets de recherche de Skolkovo.

La science internationale se conforme à un certain nombre de principes à savoir que sont financés non seulement les centres de recherche mais encore les équipes qui travaillent sur tel ou tel projet, Cela signifie que le financement va aux personnes et non pas aux établissements. Les équipes de chercheurs englobent souvent les spécialistes dans les différents domaines pour avoir toutes les compétences nécessaires. La Russie avait jusqu’ici certains handicaps de ce point de vue. La carte de la science permettre d’adopter le principe internationale de fonctionnement de la science et de son financement. Il me semble que cela ouvre de grandes perspectives y compris en ce qui concerne la participation aux projets de recherche internationaux.

D’un autre côté, les milieux scientifiques ont quelques doutes au sujet d’objectivité de l’audit ministériel. Les critères formels qui ressemblent aux écritures comptables en mettent en avant les paramètres quantitatif des publications peuvent occulter la réalité. En outre, on remarque tout de suite que le projet tend à favoriser les recherches dans le domaine des technologies, estime le philosophe Ilya Veviourko.

Il se peut que cet audit soit objectif et que les meilleurs auront le financement. Je travaille dans un autre domaine mais je suis bien content pour eux. En parlant des recherches dans les sciences humaines ou des recherches théoriques, le timing y est plus difficile à calculer et la régularité est inférieure par rapport aux recherches ou aux perfectionnements technologiques. Dans la recherche théorique tout se passe autrement et il faut parfois gaspiller plusieurs années en travail préparatoire. La découvert ne vient qu’après et souvent comme un éclair.

Plusieurs candidats ont pris part à l’appel d’offres pour la création du site « La carte de la science russe ». L’Université d’État de Moscou et l’Institut d’analyse systémique de l’Academie des sciences étaient du nombre mais le choix du ministère s’est porté sur PricewaterhouseCoopers Russia B.V. qui est un des leaders mondiaux dans le domaine du consulting et d’audit. Le projet est évalué à environ 3 millions de dollars.

Source: http://french.ruvr.ru

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