5 grands cabinets d’audit dans le collimateur de la SEC


Les cabinets, parmi lesquels KPMG et PWC, sont accusés de rétention de données.

Le gendarme boursier américain, la SEC, a engagé lundi des poursuites contre cinq grands cabinets d’audit (BDO, Deloitte, Ernst & Young, KPMG et PricewaterhouseCoopers) accusés de rétention de données sur des entreprises chinoises.

Les divisions chinoises de ces firmes de conseil et d’audit financier sont visées par ces poursuites, pour avoir refusé de divulguer « des documents d’audit demandés par la SEC dans le cadre d’enquêtes sur de possibles malversations par neuf entreprises établies en Chine et dont les actions sont cotées aux Etats-Unis », explique le communiqué de la SEC.

C’est seulement en obtenant de tels documents que la SEC « peut évaluer la qualité des audits et protéger les investisseurs des dangers des fraudes comptables », a justifié Robert Khuzami, directeur des procédures visant à faire appliquer la réglementation boursière de la SEC.

Sanctions possibles

Les régulateurs s’intéressent à plusieurs opérations de cotations suspectes sur les marchés américains, où il est obligatoire d’avoir un auditeur comptable. Plusieurs des entreprises ont acquis des sociétés américaines cotées, créant ainsi une structure existante avec des titres évoluant sur le New York Stock Exchange ou le Nasdaq. La SEC a précisé qu’un juge allait fixer une date d’audition sur ce dossier et déterminerait de potentielles sanctions contre les cabinets d’audit poursuivis.

Dans un communiqué, Deloitte a indiqué qu’il était « pris en tenaille entre les différences juridiques des deux plus grosses économies mondiales », un problème « auquel toute la profession est confrontée ». « Bien qu’il soit dommage que ces deux pays n’aient pas été en mesure de trouver un accord sur cette question, nous avons bon espoir qu’un accord puisse être trouvé à l’amiable et restons prêts à fournir toute l’aide nécessaire pour cela », a ajouté le cabinet comptable.

Plus tôt cette année, la SEC avait déjà annoncé des mesures contre Deloitte Touche Tohmatsu pour avoir refusé de lui fournir des documents sur l’un de ses clients chinois. La procédure judiciaire suit son cours.

Source: AFP

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